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Lettre de la Présidente - Prof. Anne Peters
Chers membres de la SEDI, Lors de la 4e Conférence biennale de Cambridge, le Bureau de la Société m’a élue comme Présidente pour les deux années à venir. Avant toute chose, je voudrais remercier Hélène Ruiz Fabri, qui a servi comme deuxième Présidente de la SEDI entre 2006 et 2010, ainsi que les cinq membres dont le mandat au sein du Bureau vient de s’achever (Andrea Bianchi, Vera Gowlland, Boldiszar Nagy, Ian Scobbie, and Bruno Simma), pour le temps et l’énergie qu’ils ont investi dans la Société. Je tiens ensuite à vous remercier, membres de la SEDI, pour votre enthousiasme à mettre en commun votre savoir, votre créativité, votre temps et vos réseaux. Le nombre de membres a augmenté de manière constante depuis la création de la Société en 2004 et a atteint son apogée cette année. Il serait fantastique d’atteindre le seuil d’un millier de membres prochainement. Dans mon premier message en tant que Présidente, je voudrais vous dire où j’aimerais voir la SEDI dans deux ans. Les caractéristiques distinctives de la Société sont sa jeunesse (tout est relatif…), sa réflexion méthodologique, son caractère englobant et sa diversité. Par diversité, j’entends la réunion de différentes approches envers le droit international, les langues et les cultures juridiques, ainsi que les lieux dans lesquels se déroulent nos réunions et événements. Nous devrions chérir cette diversité, comme une qualité spécifiquement européenne. Bien que la facilitation d’un dialogue trans-européen constitue une part importante de la mission de la SEDI, nous ne devrions pas, en tant que membres, concentrer notre attention sur nous-mêmes. Nous devrions au contraire contribuer à dégager des solutions aux principaux problèmes qui se posent en droit international, allant de Anti-terrorisme aux stratégies « Zero Death », et de l’Anti-dumping à la Zone économique exclusive. Il n’est pas aisé pour la SEDI d’influencer les pratiques étatiques, mais cela s’avèrera peut-être possible dans le futur. Pour le moment, la SEDI n’a jamais conseillé à un gouvernement de reconnaître la juridiction obligatoire de la CIJ, comme la Société allemande de droit international a pu le faire il y a quelques années. Elle n’a pas non plus recommandé un candidat pour assumer la fonction de juge, à l’instar de la Société américaine de droit international. Cependant, dans les années à venir, la SEDI pourrait envisager de telles actions, considérant l’Union européenne comme un acteur international. Je considère très important que les thèmes et méthodes débattus lors des conférences et des forums de recherche, cherchent à développer une approche bottom-up, plutôt que top-down. Les travaux des groupes d’intérêt de la SEDI, qui couvrent des domaines allant de la théorie du droit international au droit international de l’environnement, sont cruciaux à cet égard. Je ferai de mon mieux pour que leurs activités soient mieux intégrées dans le cadre de nos conférences. C’est un privilège et un honneur – et, je l’espère, également un plaisir – de servir la SEDI. Dans l’attente de ces deux prochaines années,
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